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    Mali : Conflit IBK-Tiébilé : IBK, peut-il relever ce « petit défi » là ?

    Sotelgui S.A

     lundi 23 novembre 2015   

    Contexte du texte

    Note particulière : L’impression de notre numéro était terminée quand a commencé l’expression de la violence meurtrière détruisant une vingtaine de vies humaines à Bamako, ce vendredi 20 novembre 2015. Opposée à toute forme de violence, la Rédaction du journal Option adresse ses sympathies à toutes les victimes de cette agression virulente.

    Quelles coïncidences terribles ! Autour d’un même homme, entre la première polémique politique et la deuxième qui défraie maintenant l’actualité, il s’est écoulé exactement 8 ans et 8 mois. Ces 2 controverses politiques similaires ont un dénominateur commun : Le refus catégorique de la contradiction. Même moyen d’action : Insulter et menacer publiquement une personnalité politique. Certes les mots utilisés sont différents mais les torts causés sont les mêmes.

    Le mois de mars 2007 a marqué l’accentuation des attaques et intimidations verbales par l’ancien Président de la République, Amadou Toumani Touré, ATT, son Porte parole du gouvernement et certains journaux maliens, contre Ibrahim Boubacar Keita, IBK qui était dans une certaine « Opposition », car des cadres d’autres partis dont le RPM ont dirigé le pays avec ATT. Pas nécessaire ici de citer les noms du Porte-parole et des journalistes mais certains de leurs propos seront signalés.

    8 ans et 8 mois après, de mars 2007 à octobre 2015, l’histoire de la répression politique se répète intensément. Depuis la fin d’octobre 2015 à ce mois de novembre de la même année, le même IBK, devenu Président de la République, il y a 2 ans et 2 mois, son porte-parole du gouvernement actuel et certains de nos confrères journalistes, ont aggravé leurs violences et menaces verbales à l’endroit de l’Opposant Tiébilé Dramé, Président du parti PARENA. Depuis lors, hommes politiques et citoyens n’ont pas tardé à tirer indécemment, eux aussi, leurs balles verbales.

    Venons-en aux faits en commençant par un résumé de la controverse du mois de mars 2007. A l’époque, votre journal Option n’était pas créé. Mais, par nécessité de dénoncer la pratique dégradante d’ATT contre ses adversaires politiques, j’ai rédigé un article intitulé « Continuer à insulter IBK, c’est rabaisser la civilité malienne » qui a été publié dans des journaux maliens. Ces quelques extraits de mon article vous replongeront dans la tension de l’atmosphère politique de la précampagne qui régnait en mars 2007 :

    Devoir de mémoire

    « En ce vendredi matin, 02 mars 2007…monsieur Jean Charest, Chef du Parti Libéral du Québec, premier ministre sortant réagissait en ces termes :

    "…Ces commentaires sont inacceptables…c'est l'occasion de faire le point et de dire que nous voulons faire campagne sur les idées et sur le fond et non pas sur les questions qui relèvent de la vie privée des personnes".

    Le plus haut dirigeant du Québec intervenait ainsi suite aux nombreux commentaires soulevés par le propos d’un animateur de radio. Celui-ci déclarait que les gens ne voteraient pas pour des « tapettes » dont André Boisclair, le chef du Parti Québécois (opposition officielle) candidat à la députation qui a déclaré son homosexualité bien avant la campagne électorale. »

    « …Pour avoir des nouvelles du Mali…Une fois de plus, je vois sur internet un des articles pleins d’insanités…qui font honte à la civilité légendaire du Mali :

    "…Ibrahim Boubacar Keita alias IBK continue de boire de l’alcool…dans les missions à l’étranger, il titube dans les réceptions sous le coup de l’ivresse…"

    « Comme l’a fait l’homme fort du Québec, c’est le président ATT qui doit intervenir pour mettre fin à de telles campagnes de désinformation, d’intoxication, d’injures et de diffamations contre les personnalités du pays. »

    « Oui, c'est le président ATT qui insinue et encourage de telles pratiques anti-démocratiques. Par concision, je ne soulignerai que deux preuves justifiant mon affirmation »:

    « Au moment où IBK a désapprouvé publiquement l’Accord d’Alger signé le 4 juillet 2006 entre le gouvernement et les rebelles de Kidal, le ministre, porte parole du gouvernement, a ainsi répliqué "…Il y a des gens qui prônent la guerre parce qu’ils ont leurs familles à l’étranger. Mais ATT, lui, a sa famille à Bamako…"…ce n’est pas la famille de IBK qui est à l’étranger mais plutôt deux de ses enfants étudiants…le très dévoué ministre doit savoir que les deux filles de son employeur président ATT ont étudié ici au Canada ».

    « …Au tour du président ATT, allergique aux critiques, d’abonder dans le même sens que son ministre sur un ton menaçant. C’était le mardi 10 octobre 2006, lors d’une cérémonie à l’École nationale de police, que ATT lança en bamanan : "Ceux qui se lèvent, parlent mal du président et des siens, il faut qu’ils arrêtent sinon nous allons les y obliger, d’une manière ou d’une autre" » .

    « Je viens de fouiller dans mes archives de journaux maliens que j’ai constituées de juin 1990 à maintenant (mars 2007). Je n’y ai pas trouvé un seul mot d’IBK attaquant la vie privée d’une personnalité malienne. Je crois qu’il n’a jamais prononcé de mot immoral. Peut-être que je me trompe. Dans ce cas, si quelqu’un a connaissance d’une intrusion verbale de IBK dans le domaine privé d’une des personnalités, qu’on le porte à ma connaissance et à celles de tous les lecteurs et auditeurs. »

    « Si le président de la République avait réprouvé les attaques malicieuses touchant la vie privée d’autrui faites par son ministre et des journaux, nos valeurs socio-culturelles seraient préservées de toute dégradation contagieuse. Ainsi, la forte tension électoraliste baisserait. »

    « …culturellement le citoyen malien répugne la provocation futile. S’évertuer à vilipender des personnalités publiques, c’est prouver que son âge mental est à l’état de l’enfantillage.

    ATT pourra fermement les rappeler à l’ordre s’ils ne sont pas vraiment à ses ordres.»

    Violence et incidences de balles verbales d’IBK

    Dans des débats d’idées, quand une personne est en manque d’arguments convaincants, elle utilise l’argument de la force pour violenter la force de l’argument. Tel fut le cas de Notre très bon pilote président IBK plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses « amis » à bord qui, dès son atterrissage à l’aéroport de Bamako-Sénou, le dimanche 25 octobre 2015, en provenance de Paris, a tiré hargneusement ses balles verbales sur sa cible bien choisie, Tiébilé Dramé en ces termes :

    « Tiébilé Dramé personnellement s’est déplacé en France pour publier des tracts. Dites à ce petit monsieur qu’il est temps d’arrêter. Je suis le commandant du bateau Mali et je tiens la barre fermement ».

    La veille, le samedi 24 octobre, lors de sa rencontre à Paris avec les maliens de France, le tonitruant président des maliens, a insulté tous ceux qui critiquent sa politique de gestion du Mali : « ni tè politiki yé, malobaliya do ». « Ce n’est plus de la politique, c’est de la pure insolence ».

    Constatant que ces tirs maladroits et malencontreux n’ont pu anéantir son ennemi circonstanciel, Tiébilé Dramé, président du parti, PARENA, qui a réagi par un démenti catégorique et méthodique, notre très bon pilote président plébiscité mais perturbé…, passa par son gouvernement pour réitérer la même forme de menace lue dans un communiqué incongru à la télévision nationale par son porte-parole, Choguel K. Maiga.

    En un troisième temps, notre très grand président toujours perturbé, colosse roi du Mali ou plutôt du Mandé, lança « ses » journalistes sur la piste du bal des injures et menaces fortuites contre tous les opposants à sa volonté.

    Dans leur élan d’auto-défense, des responsables et membres des partis de l’Opposition, regroupés autour du chef officiel des opposants, Soumaila Cissé, ont dénoncé rigoureusement les agressions et menaces verbales et écrites du président et du gouvernement.

    Des maliens de France, initiateurs et faiseurs de tracts ont, certes, vite décliné leurs identités dans une lettre ouverte, mais la situation reste encore tendue entre les 2 camps. Telles sont les réalités de la genèse et l’évolution de la grande controverse qui soulève tant de divergences de vues démocratiques au Mali.

    Les citoyens qui désapprouvent ces propos du président IBK sont largement plus nombreux que ceux qui l’approuvent. Selon Souleymane Koné : « En tout état de cause la France nous a honorés. Mais le président du Mali lui-même a gâché la fête. Il nous a rabaissés devant l’opinion française en se livrant à l’invective, la menace et l’injure contre ses adversaires politiques en territoire français. Il a montré à la face du monde son intolérance… Jamais dans l’histoire de notre pays, un président n’a autant personnalisé le débat politique avilissant le statut présidentiel en évoluant sur des registres culturels négatifs. Tout opposant est contre le Mali, toute opinion contraire à la sienne est contre lui et le Mali».

    Le sage, Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, a été catégorique : « Encore une fois, ce malencontreux Communiqué gouvernemental du 27 octobre 2015 vise – t – il à empêcher tout regard autre que celui de l’Exécutif, toute lecture autre que celle des décideurs du moment sur la situation politique malienne, africaine et internationale ? Il est nécessaire, voire vital, de rappeler aux camarades, membres du Gouvernement de la République du Mali, qu’ils ne sont pas les ministres de sa Majesté le Roi Soleil. »

    L’une des plus récentes interventions sur ce sujet qui soulève l’épineuse question du droit à la démocratie, est celle, pertinente, de l’honorable Yaya Sangaré, député de l’ADEMA : « Je réagis aujourd’hui pour l’histoire ; pour marquer ma désapprobation face à une telle dérive verbale attentatoire à la liberté d’expression et d’opinion ; pour marquer ma surprise face à la banalisation de la fonction de président de la République et enfin pour sortir du cercle du silence coupable du recul de la démocratie au Mali.

    Au fait, qu’a fait l’honorable Tiébilé Dramé pour mériter une telle colère du président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Kéita, à son retour de sa visite d’Etat en France ? »

    Conclusion et proposition analytiques

    Tiébilé Dramé, président du Paréna

    Auteur de l’article précité, rédigé en mars 2007, je ne saurai, en toute honnêteté intellectuelle, me taire face à une telle glissade verbale de notre très bon pilote président plébiscité mais perturbé par la famille d’abord et les « amis » à bord qui, sous le coup de la nervosité, a prononcé des insultes et proféré des menaces de Paris à Bamako.

    Était-il nécessaire de publiquement qualifier Tiébilé Dramé de « petit monsieur » dont le sens en langue bambara est affligeant : « Mogo ni » ?

    Non! J’en ai honte. Cela est un total manque de courtoisie de la part de celui qui est président de la république, donc président de tous les maliennes et maliens sans aucune exception. Tiébilé Dramé (Président du PARENA), tout comme, Boniface Diarra (Vivant à Montréal), Abdoul Karim Camara dit Cabral (assassiné il y a 35 ans) et d’autres…est un symbole de la lutte juvénile contre la dictature au Mali.

    Un bon président d’une association, d’une organisation et surtout d’une nation, doit se mettre au-dessus de la mêlée pour mieux démêler des choses mêlées par ses proches collaborateurs chargés d’appliquer sa politique de gestion de la nation.

    C’est dommage que notre IBK national se soit encore comporté en dictateur, c'est-à-dire oppresseur de tous ceux qui ne pensent pas comme lui et osent le critiquer.

    Ce fut une désagréable surprise de constater, suite à son matraquage verbal inopportun, qu’aucun proche collaborateur, familial, amical, surtout le premier ministre malien Modibo Keita, n’ait pu lui dire de renoncer à ce communiqué gouvernemental digne du temps d’Adolf Hitler (1889-1945). Nous sommes en 2015.

    J’ai été très mal à l’aise en lisant certains de mes confrères journalistes qui, malgré leurs bonnes qualités professionnelles, encouragent le président de la république à persévérer dans l’erreur et tirent sur tous ceux qui n’embouchent pas la trompette du Pouvoir.

    Certains défenseurs, porteurs d’armes ou plutôt de plumes, ont pourtant été des pourfendeurs de ce même IBK entre 1992 et 2012. Les archives existent encore.

    Petit rappel : Un jour, très fâché contre un de vos journalistes défenseurs d’aujourd’hui, vous(IBK) avez interpellé ce monsieur qui vous dénigrait en lui demandant de ne pas transformer vos dires, même si vous lui accordez le droit de vous détester. Nous avons ce document écrit publié dans la presse.

    Pour mettre fin à ces tirs de balles verbales venimeuses, venant de tous les côtés, Notre très bon pilote président IBK plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses « amis » à bord, peut faire modestement son mea-culpa (reconnaitre sa faute) en rencontrant au moins, Tiébilé Dramé et Soumaila Cissé.

    Ainsi, en parvenant à mettre fin aux sifflements dérangeants et incontrôlables de ce bal des balles verbales, IBK sera le premier bénéficiaire et les maliens en seront honorés.

    La réconciliation et la reconstruction nationales sont parmi les grands défis des maliens. Celles-ci passent par l’arrêt de la guéguerre sociopolitique considérée comme un « petit défi », selon certains, qui a été érigé par la menace et l’injure sur le « petit monsieur ». Le grand, le plus grand monsieur, est celui qui parviendra à lutter contre lui-même pour avoir l’humilité de reconnaitre son tort et se faire pardonner par la personne offensée à tort.

    IBK, peut-il relever ce « petit défi » là ?

    J’ose croire qu’IBK pourra relever ce « petit défi ». Car, lui qui a participé pompeusement à la grande Marche internationale de Paris du 11 janvier 2015 sur le boulevard Voltaire en disant fièrement « Je suis Charlie » pour renforcer la liberté d’expression et d’opinion, pourra-t-il laisser ces libertés élémentaires stagnées dans le couloir de l’Obstruction au Mali ?

    Ce prestigieux boulevard parisien porte le nom de ce grand écrivain, Voltaire qui a écrit : « Les calomniateurs sont comme le feu qui noircit le bois vert, ne pouvant le brûler. » (Le Sottisier, paru post-mortem en 1883)

    Par Lacine Diawara, à Montréal
    Pour www.nlsguinee.com

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