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    Libre opinion : Un coup KO, ou l’instauration d’une monarchie sans noblesse

    Sotelgui S.A

     dimanche 10 avril 2016   

    Bernard KOUCHNER acteur à peine dissimulé d’une Françafrique « soft » déguisée, et d’autres réseaux occultes, voulaient leur homme à la tête de la Guinée, afin d’en exploiter sans aucune contrariété, les ressources : les accès maritimes, ferroviaires, et les terres agricoles riches pour M. Vincent BOLLORÉ ; tandis que d’autres vautours (Arabes du Golf pétrolier, Sud- Africains, et bien d’autres pilleurs) se partagent le sous-sol du pays.

    Leur choix s'est porté sur un impénitent sorti tout droit de l'âge des glaces, « professeur de droit », sans aucune expérience professionnelle. Ils l’ont camouflé dans un costume, malheureusement trop ample pour lui, et trop étroit pour nos malheureuses populations.

    Ils y ont été aidés par le faible niveau du personnel politique local. Il se joue actuellement en Guinée(Conakry) un « remake » de la tragédie de l’occupation et l’exploitation coloniales. Une sorte de « pacte colonial » réactualisé, semble lier MM. Alpha CONDÉ à son « ami » Vincent BOLLORÉ. L’avenir nous édifiera, mais il sera alors dangereusement trop tard.

    Cette histoire, les pillards qui continuent de saccager la Guinée tout en prolongeant sa tragédie, ne la raconteront pas. C’est leur forfaiture sécrète. Avec quelques raccourcis trompeurs, deux ou trois clichés à la mode, mais surtout de gros mensonges, ils ont réussi à fabriquer une nouvelle façon de vider le pays de sa substance, mais à leur profit.

    Sous leur magistère, la Guinée est devenue une République honteuse, un État de bandits gérés par un Professeur de droit, un hors-la-loi qui tente d’écraser les nids de lumière en décrétant la nuit et le silence pour s’assurer une Présidence à vie.

    Appelons les choses par leur nom. Nous sommes dans une voyoucratie qui ne dit pas son nom. Le coup K.O. d'octobre 2015 n’est en réalité que le stade ultime du gangstérisme politique guinéen, dont le but final est l'instauration d’une monarchie sans noblesse, ou encore une tyrannie dynastique comme l’a réussie par le passé le clan Eyadéma Gnasingbé du TOGO.

    Un coup KO et la Guinée devient un pays émergent

    M. Alpha Condé et ses amis sont enclins à croire que les réalités économiques obéissent à des simples incantations qu’il suffit de ressasser.

    Depuis son coup ko, en bon boulanger, Alpha Condé tente à nouveau de rouler les guinéens dans la farine avec un nouveau cliché en vogue : l’émergence.

    Au Sénégal, au Cameroun, au Gabon, au Tchad, au Congo, au Maroc, on parle beaucoup d’émergence, ça fait mode. Pour ne pas être en reste, le leader historique et ses valets aussi s’y sont mis parce que d’une part c’est la mode et, d’autre part ils sont convaincus que les guinéens vont succomber au « charme » de cette autre manœuvre captatoire.

    Il n’est pas certain que notre fameux « professeur » sache exactement ce qu’est une émergence économique, et à quelles conditions un pays y parvient. Mais peu importe. Le mot peut faire naître, provisoirement, au niveau des populations, l’espérance d’une amélioration prochaine de leurs conditions de vie. Une illusion évidemment.

    Nos concitoyens n’accéderont jamais à ce paradis, électoralement promis. Car aucune des conditions politiques et économiques susceptibles de poser les bases d’une possible émergence n’est remplie, et ne le sera pas avant longtemps.

    Le président ne sait pas quoi faire, si on met de côté son habileté à transporter hors du pays, pour son compte personne et celui de son fils, caisses d’euros, dollars et métaux précieux, notamment de l’or et du diamant. Son gouvernement composé pour l’essentiel de quelques clans familiaux, n’est pas non plus inspiré.

    En matière de développement, l’émergence d'un pays est sa sortie du sous-développement. Ce qui n’est possible que par le travail. Alors, dans le cas guinéen on est en droit de s’interroger :

    • Comment un homme qui n'a jamais travaillé, qui a élevé la corruption, le mensonge, et la terreur au rang d’idéologie peut-il mettre un pays au travail ?

    • Comment faire de la Guinée un pays émergent alors qu'il est ramené à un état de sous-développement très avancé par ceux qui nos actuels gouvernants ?

    • Comment faire de la Guinée un pays émergent avec les ancien prédateurs redevenus les nouveaux maîtres du pays dans la plus parfaite impunité et continuent de narguer des populations de plus en plus miséreuses ?

    • Comment un pays sans État peut-il mettre en place une politique, économique et, sociale d’émergence ?

    A mon humble avis pour faire de la Guinée un pays émergent Alpha Condé aurait dû commencer par construire un État moderne, le rassemblement, et la mobilisation de toutes les forces capables de créer les conditions d’un véritable changement démocratique. Mais il avait d'autres préoccupations, absolument étrangères aux intérêts bien compris de notre pays. Il lui fallait récupérer l’État policier du PDG et l’État-politico mafieux du PUP pour s'assurer une présidence à vie.

    Pour y parvenir il fit appel à ceux-là même dont il sait qu'ils répondront tôt ou tard de leur forfaiture devant une vraie justice. Ce qui prédomine actuellement, c’est la culture de tous pourris avec un chef sans aucune culture de l’État.

    Or, il n'y a nulle part au monde où un pays s'est développé sans être adossé à un vrai État, dirigé par un chef ayant une certaine vision, capable de faire adhérer à son projet une élite compétente, rigoureuse, patriote, crédible et donc respectable.

    Or, il est clair maintenant pour les guinéens que M. Alpha Condé n'est pas un homme d’État, ni même un patriote. Il n’en a ni la psychologie, ni la vision, ni la personnalité et encore moins la morale. Il ne les aura jamais. Le dire n'est pas un mépris mais un constat d'évidence.

    Depuis son parachutage à Sékoutouréyah, M. Alpha Condé, faute de vision joue au Président. Il patauge dans ses contradictions devenues la clé de voûte de son système inhumain et, dégradant. La situation politique, économique, et sociale de notre pays est inextricable.

    Tous les problèmes de notre pays se posent désormais en terme de survive: l’économie sombre, la société est en pleine déliquescence. L’identité même de la Guinée est menacée. Il n'y a plus de paix dans notre pays. Or, sans la paix, aucune émergence n'est envisageable. Mais les petits complexés de Conakry veulent être en vogue.

    Avec M. Alpha Condé, il n’y aura jamais de développement. C’est donc un leurre que de parler d’émergence. Toutes ses gesticulations actuelles ne sont que des supercheries de petit despote fini, accroché à son pouvoir qu’il veut rétrocéder à son fils, si les circonstances qu’il espère favorables le lui permettent.

    Arrivé au pouvoir dans les conditions connues de tous, Alpha Condé et ses amis avaient un projet soigneusement dissimulé : devenir multimilliardaires et se créer une puissante dynastie (oligarchie) grâce à la captation des biens nationaux. Il n'échappe à personne que l'aide au développement, les recettes douanières et celles provenant de l'exploitation des mines (or, diamant, bauxite, fer...) sont pour l'essentiel virées sur des multiples comptes de l’ « opposant historique », dans des paradis fiscaux.

    Leur drame, est qu’une fortune captée ne peut muer le pilleur en entrepreneur. La formation d'oligarchie construite par la tyrannie sanguinaire et la misère entretenue ne supporte ni la compétition économique, ni la compétition politique. Il y a donc une corrélation directe entre le délabrement actuel du pays d'une part et l'enrichissement vertigineux du clan Condé d'autre part.

    Le problème majeur exclusif du clan Condé est le suivant : comment transformer un pouvoir issu de Coup d’État électoral en pouvoir légitime transmissible à un membre du clan mafieux capable de préserver leurs immenses captations minières, financières, immobilières et foncières ? A cette question, il y a une seule réponse : l’arbitraire et la violence, c'est-à-dire un « État » sans le droit.

    Depuis le funeste un coup ko, les guinéens savent de façon éloquente et irréversible que le sieur Condé ne reculera devant aucune ignominie pour se maintenir au pouvoir en 2020 pour nous léguer son fils. Sa récente promesse de ne pas modifier la constitution pour briguer un troisième mandat ne doit pas faire illusion. C’est une promesse qui n’engage que ceux qui y croient comme le dirait le défunt Charles PASQUA.

    Un coup trois KO et le leader historique en sort groggy

    En fomentant son coup ko, Alpha Condé en bon manipulateur, était très loin d’imaginer qu’il en serait une des principales victimes. Car, dans son dessein satanique, « le leader historique » voulait faire d’un coup deux ko.

    - Premièrement dynamiter l’opposition. Ce qu’il a d’ailleurs remarquablement réussi. Depuis, elle est empêtrée dans une lutte féroce de leadership.

    - Deuxièmement anesthésier ses partisans de la première heure pour les ligoter plus facilement en vue de leur faire avaler aisément son idée saugrenue de tripatouillage constitutionnel pour l’instauration d’une présidence à vie. C’est ainsi que, dès le coup ko entériné par son conseil constitutionnel taillé sur mesure, le Président coopté passe à la vitesse supérieure dans l’exécution de son plan machiavélique. Ses principaux soutiens de ses heures difficiles sont aujourd’hui renvoyés dans les soutes. A ses yeux, ils ne sont plus « présentables ».

    Il prend donc un malin plaisir à son rôle de maître de cérémonie lors de ses rencontres hebdomadaires avec ses militants. Une manière sans doute pour lui de masquer son incompétence notoire, et se forger une stature d’un véritable chef d’État fort mis à mal d’ailleurs par un horizon économique de plus en plus sombre. Mais peu lui importe. Il se prend pour Superman. Les Guinéens sont « dociles » et « naïfs ».

    Donc, il n'a plus besoin de pont pour traverser les rivières. Convaincu de sa superpuissance, il bombe le torse, prend son auditoire de haut et déclare : « je ne dois mon élection à personne ». Il n’en fallait pas plus. Ses militants n’en croient pas leurs oreilles. Ils sont abasourdis, sonnés, ko debout. Ils se sentent trahis par celui qu’ils ont sorti des troquets parisiens pour en faire un président.

    L’homme apparaît enfin à leurs yeux ce qu’il a toujours été un FELON arrogant, dépourvu de toute moralité, et de valeur humaine dont le sillage n’est qu’une longue trace sanglante, un chemin de croix pour tous ceux qui l’ont accompagné avant qu’il ne les élimine où les réduise à l’état de pauvres hères attendant piteusement des miettes de pouvoir qu’il veut bien leur abandonner. Ils apprennent à leurs dépens que faire confiance à un leader historique de cette engeance a été un suicide politique.

    Deux élections préfabriquées avec l’assistance d’une communauté dite internationale ont permis l’installation d’une présidence à vie tendant vers une monarchie sans noblesse. Depuis, la Guinée est toujours convoquée en majesté, mais traité sans égards.

    Contrairement à ce que pensent beaucoup de Guinéens, Alpha CONDE a déjà atteint son objectif individuel personnel et immédiat : devenir par tous les moyens, Président de la République de Guinée. Il ne peut plus rien chercher dans notre pays. Il a constitué en à peine cinq ans, une immense fortune, pas pour lui, mais pour son fils qu’il espère directement ou indirectement installer à SEKHOUTOUREYA.

    C’est cela son véritable objectif, auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Il dispose de tous les moyens (politique et financier) pour lever la limitation du nombre de mandats. Ce qui lui permettra de conserver la présidence de la République pour son fils, le temps que ce dernier finisse de tisser et consolider ses réseaux extérieurs et intérieurs, avec évidemment l’aide de PAPA.

    Croire que, Alpha CONDE veut garder pour lui-même, indéfiniment le pouvoir, est une erreur d’appréciation. Il veut préserver la place pour son fils. Certains Ministres et Hauts fonctionnaires âgés de quarante à cinquante ans, travaillent déjà dans ce sens. Le gouvernement de copains et coquins issus du coup ko en dit long sur les desseins inavoués du clan Condé.

    Les Ministères susceptibles de générer des recettes (Mines, Finances, pêches…) et ceux qui peuvent exercer des violences au nom de « l’Etat » (armée, police, gendarmerie) sont confiés à des personnes choisies par son fils. Ces Ministères et leurs administrations, travaillent directement ou indirectement pour le fils Alpha CONDÉ.

    Des hommes « d’affaires », tous amis du Fils providentiel bénéficient de marché de gré à gré, des concessions minières parce que, ils sont déjà le financier du père et seront financiers du fils. Certains de nos compatriotes les ont identifiés.

    Les Guinéens qui oublient ce stratagème, s’exposeraient à de graves désillusions.

    Alpha Condé a lamentablement échoué. Le fonctionnement de son pouvoir se réduit à une défausse générale des responsabilités. Ce n’est jamais lui, c’est toujours les autres.

    En 2010 c’était l’armée, les cambistes, les commerçants qui saboteraient sa politique économique dont personne n’a jamais perçu la moindre trace. Depuis le coup ko il caquette à toutes les occasions que c’est Ebola et les anciens premiers Ministres qui sont responsables de la situation désastreuse actuelle.

    Comment peut-on imaginer saboter une politique inexistante ? C’est une manœuvre grossière. Chacun de nous l’aura remarqué, dès que des difficultés apparaissent et deviennent lourdes, la manie de ce pouvoir brutal, et arrogant est de rejeter sur les autres ses propres responsabilités, pour masquer son incurie.

    Mais peu lui importe. Son seul souci est de poursuivre sa politique mafieuse pour consolider son pouvoir, et assurer l’avenir de son fils. Il n’entend pas le perdre quel que soit le prix à payer pour les guinéens.

    En bon politicard avisé, il ne peut pas ignorer sur quel chemin et vers quels abîmes il est en train d’entraîner le pays. Lui est-il encore possible de changer radicalement de politique et de renverser le cours des événements qu’il a lui-même déclenchés ?

    L’hypothèse, chaque jour devient de plus en plus improbable. En tout cas l’immense majorité des guinéens sentent obscurément qu’à force de duplicité et, de contradictions la période ouverte par l’accession au pouvoir du « Professeur » Condé se terminera très mal.

    Dr. Abdoul Baldé
    Pour www.nlsguinee.com

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