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    Guinée : Et Ouzin Zinzin Kaba déraille !

    Sotelgui S.A

     lundi 13 juin 2016   

    Ousmane Kaba alias Ouzin Zinzin Kaba, le fondateur de l’université privée Kofi Annan à Cona-cris, a vraiment réagi de la façon la plus maladroite aux gaffes et aux conneries politiques de Goby Condé, le primatologue du palais Gokhi Fokhè, qui tance les cadres malinkés.

    Ouzin Zinzin Kaba était bien l’une des cibles de cette attaque frontale de Gobykhamé, du samedi 28 mai dernier au siège de leur attrape-tout dans la capitale guinéenne. Et comme il n’a pas sa langue dans la poche, alors Ouzin Zinzin Kaba a couru comme un dératé jusqu’à Kankan pour dire ce qui lui a vraiment fait mal dans ces violentes attaques de Goby contre les cadres malinkés.

    « Ce qui m’a fait mal c’est que les valeurs qui caractérisent le manding ont été attaquées. Donc il veut aller derrière notre identité. » Ce sont là les propos de Ouzin Zinzin Kaba mot pour mot à Kankan. Et il accélère :

    « Ce qui caractérise le Manding c’est le courage, c’est l’honnêteté, la fidélité. Si tu remarques il a attaqué toutes ces deux valeurs. Il a attaqué le courage. Ça veut dire que le Mandingue est lâche. C’est très important. Au delà des mots il faut décrypter le discours. »

    Au lieu de décrypter justement le discours, Ouzin Zinzin Kaba déraisonne et fait des incartades :

    « Parce que, professe-t-il, c’est la différence entre le Mandingue et le Foutah. La première valeur au Foutah c’est la ruse. Le plus rusé est le plus valeureux dans la société et nous, nous appelons ça trahison. » Aïe !

    Goby Condé s’en prend aux fils du Mandingue, et Ouzin Zinzin Kaba déraille en lui faisant pièce. Se rend-t-il compte que c’est insulter aussi le Foutah que de dire ça ?

    En effet la ruse a une connotation négative. Le Larousse définit la ruse comme une « habileté de quelqu’un à agir de façon trompeuse, déloyale. »

    Ouzin Zinzin Kaba n’est pas professeur d’Histoire. Il n’est pas ethnologue. Pardieu !

    Hadja calme-moi !... Calme-moi vite ! Sinon je vais moi-même dérailler ! Vite ! Relis-moi ça ! Hache ce sale mot là ! Coupe celui-là aussi ! Oh là là, charcute ces maux ! Hou, c’est trop vulgaire ça !… D’accord, enlève ça aussi ! Saute complètement cette phrase là ! Woilà ! C’est passable.

    Il faut s’autocensurer… Parce que somme toute la Guinée est une famille. Une famille où on se jalouse, on se déteste, on se hait, on s’entredéchire, on accumule les rancœurs et les méchancetés. Doncou ! Y sabaarri, Mékhé Dounké ! Y sabaarri ! La Haute Guinée c’est notre Mandingue. La Moyenne Guinée c’est notre Foutah. La Guinée Forestière c’est notre Forêt. La Guinée Maritime c’est notre Basse Côte.

    L’homme c’est l’homme. Partout et sous tous les cieux, l’être humain reste un être humain avec des valeurs positives et des valeurs négatives. Les Soussous, les Bassaris, les Japonais, les Zoulous, les Wolof, les Sérères, les Diolas, les Mandingos, les Flamands, les Indiens, les Français, les Agnis, les Abbey, les Attiés, les Adjoukrou, les Ebriés, les Baoulés, les Didas, les Aladjans, les M’battos, les Appolos, les Kognadji, les Peuls, les Wallons, les Khossa, les Bamilékés, les Mossis, les Arabes, les Chinois, les Hindous, toutes les sociétés du monde revendiquent les valeurs de vertu, d’honnêteté, de courage, de bravoure, de fidélité et de loyauté.

    Aucune ethnie n’est plus valeureuse qu’une autre en termes de vertu. Et dans chaque ethnie, il y a des grands, des gros et des bêtes. Des idiots. Des tarés. Des esprits obtus. Des pondérés. Des éclairés. Des intelligents. Des aigrefins. Des couillons. Des rusés. Des honnêtes. Des malhonnêtes. Des raisonnables. Des déraisonnables.

    Ouzin Zinzin Kaba est grand, avec un embonpoint. Il est détenteur d’un doctorat des sciences économiques à l’université de Paris II (Panthéon-Sorbonne). Mais il réfléchit comme Goby Condé quand il lui sonne les cloches :

    « Il est insidieux. Il veut rassembler tous les autres contre nous. Il faut qu’on se lève. Ça c’est un complot contre nous. Mais il ne réussira pas. C’est un vice. Il se compare au soleil ça veut dire il se compare à Dieu. C’est un vice. »

    On connaît Goby Condé manipulateur. On le connaît narcisse. On le connaît mégalomane. On le connaît surtout érotomane. Goby se donne des prétentions excessives mais il n’a pas ce pouvoir de liguer le Foutah, la Forêt et la Basse Côte contre le Mandingue. Impossible. Les mentalités changent petitement dans le pays.

    Notre confrère, André Gaston Morel, du journal Le Patriarche à Cona-cris, qui n’est pas malinké, a eu le courage, le 15 mai passé au palais Gokhi Fokhè, de poser cette question à Goby sans trémolo : « Après les deux mandatures, comptez-vous quitter le pouvoir ? »

    Goby a un peu floué dans sa réponse en prétendant que personne ne lui dira ce qu’il va faire et que « seul le peuple de Guinée » lui dira s’il va quitter le pouvoir ou garder le kibaniyi avec ce faux prétexte encore de parachever les grands sentiers qu’il aurait démarrés.

    Gobykhamé manigance une constitution à sa mesure. « Je vous garantis que le RPG sera beaucoup, beaucoup plus fort qu’il n’a été en décembre 2010. Nous avons gagné avec 57%, 58 %. La prochaine fois nous gagnerons à plus de 65%. Ça je vous garantis », a-t-il juré hier au siège de son club politique à Cona-cris. Il faut prendre très au sérieux cette obsession de Goby de garder encore le trône bien au-delà de 2020.

    Ça fait rigoler Ouzin Zinzin Kaba : « Les histoires de troisième mandat ça me fait rire. Il n’a aucun moyen et ça ne peut même pas marcher. Et là il a élaboré une stratégie débile, suicidaire. »

    Ça nous fait rire aussi. Effectivement Goby se trompe lourdement s’il croit mener les Guinéens par le bout du nez pour un troisième quinquennat autocratique à la tête du pays. Mais ça reste quand même une dangereuse menace que Goby nous laisse entrevoir dès maintenant. Sachant qu’il commande les forces répressives et les donzos qui ont déjà trop massacré pour son compte dans le patelin.

    Par ailleurs clarifions les choses avec Ouzin Zinzin Kaba qui porte aux nues Alassane Ouattara : « Celui qui a fait la plus grande révolution mandingue de ce siècle c’est Ouattara. Le vrai héros mandingue c’est Ouattara. »

    C’est dommage que Ouzin Zinzin Kaba réfléchisse, dérape de cette façon là. C’est vraiment dommage de faire des incartades à cette occasion inopportune. Mais c’est fait, c’est fait.

    Disons qu’avant Ouattara celui qui a fait la plus grande révolution mandingue, au siècle passé, c’est incontestablement Sékou Touré que Salif Keïta, le musicien du mandingue, chante d’ailleurs dans « Mandjou ».

    Sous des dehors artistes, Salif Keïta est un ethnocentrique aussi, un esprit obtus. On croyait qu’après son « Mandjou » qui faisait passer le tyran Sékou Touré pour un demi-dieu, il ne chantera plus un autre président de la sous-région parce que tout simplement malinké. Erreur. Il vient de chanter ADO. Salif Keïta le porte au pinacle dans un joli tube musical.

    Il faut dire que la prise du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara (ADO) en Côte d’Ivoire a réveillé en effet tous les démons claniques et ethnocentriques qui bataillent dans le sens de la renaissance de l’empire mandingue.

    Seulement l’armée du Burkina Faso a aussitôt freiné cette velléité de renaissance après que le dictateur Blaise Compaoré ait déguerpi de Ouagadougou. Elle a opposé un niet catégorique à l’installation au trône du chef d’état-major général Nabéré Honoré Traoré. Et elle a désigné le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida pour la gestion de la transition.

    Vois-tu, Mborré ! Le grand défaut de nos politicards c’est qu’ils ne lisent pas. Ou du moins ils se refusent de lire ce qui pourrait contredire, heurter leurs préjugés ethniques et politiques. Or pour nous enrichir et faire de la politique, il faut indubitablement se faire violence et lire ceux qui nous contredisent.

    A la lecture du livre « France-Côte d’Ivoire. Une histoire tronquée » de Fanny Pigeaud, apparaît le visage hideux de ADO qui s’est accoté à la violence des dozos, à la barbarie, à l’ethnocentrisme pour s’introniser président en Côte d’Ivoire. A la page 341, on lit :

    « Les dozos sont eux aussi responsables de nombreuses violences. Agissant toujours comme des supplétifs des FRCI, voire une armée de réserve, ils sont désormais présents sur tout le territoire, où ils se sont installés avec l’aide des autorités et de personnalités politiques. Désormais au nombre de 200.000 selon le ministère ivoirien de l’Intérieur, ils n’obéissent pas forcément au gouvernement. L’un de leurs chefs a expliqué en 2013 : le colonel Touré, les commandants Koné Zakaria et Chérif Ousmane sont mes patrons. Il suffit qu’ils disent : "Les dozos, on ne veut plus vous voir, alors nous allons exécuter l’ordre" (…) La plupart des dozos ont pris la place des policiers et des juges. »

    Et à la page 346, l’auteur et journaliste française écrit ça : « Le rattrapage ethnique, selon une expression utilisée par Ouattara, politique discriminatoire qui consiste à favoriser à tous les niveaux de l’Etat certains « nordistes », alimente également les frustrations. »

    C’est ça la réalité sur « la plus grande révolution mandingue de ce siècle fait » par Ouattara en Côte d’Ivoire. Et quand on lit ces lignes on a l’impression de vivre les mêmes réalités accablantes en Guinée avec le régime autocratique de Goby Condé qui s’accote à la violence des donzos du bled et de l’armée guinéenne pour imposer son diktat. C’est kif-kif !

    L’administration guinéenne est gangrenée par l’ethnocentrisme, le clanisme, le copinage. Et les peuls sont les principales victimes de cette politique abjecte.

    Alassane Dramane Ouattara et Goby Condé sont tous deux des criminels de ce siècle. Ils partagent la même approche politique : le recours à la répression, à la barbarie pour se maintenir au trône. Ils sont deux mégalomanes.

    ADO n’a pas bonne santé. Il souffre comme souffre Abdelaziz Bouteflika de l’Algérie. Goby Condé aussi ne se porte pas à merveille. Mais eux tous sont obsédés par le pouvoir. Leur désir de crever au trône ne choque pas leurs partisans. C’est pas bien du tout. Ça empêche des intelligences d’exprimer des ambitions politiques. Ouzin Zinzin Kaba aimerait bien trôner. Il rêve de succéder Goby Condé qui, pour casser son élan politique, admoneste furieusement :

    « Aujourd’hui on va dire la vérité aux cadres malinkés. Les gens les plus malhonnêtes dans ce pays c’est les cadres malinkés. » Goby avait un verre dans le nez. Mais Ouzin Zinzin Kaba ne l’excuse pas pour autant. Et il élève la voix pour que Goby Condé arrête enfin la stigmatisation ethnique.

    Sinon et Ouzin Zinzin Kaba et Mamady Diawara et le dépité Sékou Savané du RPG n’ont pas daigné protester lorsque Gobykhamé a ciblé les commerçants peuls en les accusant de tous les péchés d’Israël dans le bled. Ils ne se sont pas indignés lorsque Goby a incité au massacre des peuls à Cona-cris pendant la présidentielle de 2010 entre les deux tours à travers son histoire mensongère d’eau empoisonnée.

    Que le journaliste Ben Daouda Sylla a d’ailleurs fait sienne en la relayant empressement sur les ondes de Africa n°1. Ils n’ont pas empêché Goby Condé d’inciter ses ouilles à massacrer les peuls en Haute Guinée et à les chasser de là pendant cette présidentielle controversée de 2010.

    Aujourd’hui Goby Condé les traîne vilainement dans la gadoue, dans la souille. Goby est Sékou Touré en miniature. Comme il ne peut pas les pendre haut et court au pont 8 novembre ou pont Fidèle Castro à Cona-crimes, il fait exclure Ouzin Zinzin Kaba de son attrape-tout et gomme son alliance avec le Parti du Travail et de la Solidarité de Mamady Diawara. Sékou Savané échappe à l’exclusion et prend juste un blâme. Ce qui le remettra dans les clous.

    Mamady Diawara ne semble pas sonné par ce désamour entre lui et Gobykhamé : « De toutes les façons, c’était une alliance contrenature. Moi, je suis libéral politiquement et Alpha Condé est marxiste-léniniste recyclé. Donc, on ne pouvait pas avoir un point de vue commun. Politiquement et socialement, je ne vois pas la Guinée de la même façon qu’Alpha Condé et les autres qui sont des béni-oui-oui. Quand il dit bleu, tout est bleu et ils tiennent leur vie d’Alpha Condé, leur existence politique est liée à Alpha Condé. »

    C’est pourquoi Goby Condé se prend pour un thaumaturge. C’est pourquoi Goby se compare au soleil, se prend pour un dieu sur terre. Vous saviez déjà cela, monsieur Mamady Diawara ! Vous saviez que Goby Condé et vous n’êtes pas faits au même moule politique.

    Vous saviez qu’il est loin d’être un démocrate, qu’il est un rouge Bordeaux recyclé. Vous saviez qu’il est Gobykhamé. Diantre ! Pourquoi alors s’être rendu coupable de complicité dans sa triche électorale pendant la présidentielle passée ? Pourquoi s’être allié avec le démon sachant que c’était contrenature ?

    Il paraît qu’il faut savoir avec qui on passe la nuit à danser pour ne pas qu’il se moque de nous en nous demandant pourquoi nous avons les yeux rouges Bordeaux. Héhéhé ! C’est le conseil que Goby, aviné, a lancé hier à ses ouailles.

    Afakoudou ! Goby Condé est nul. Il est d’une nullité intellectuelle qui heurte, qui choque. Ce n’est pas qu’on l’a dans le nez. Non, ce n’est pas ça ! Ce qu’il est nul, ce qu’il ne fait pas rêver, ce qu’il ne libère pas les énergies humaines. Allabé Annabé ! Débarrassez-nous de Goby Condé ! Hé Allah !

    Regardez la Guinée ! Regardez toutes ces femmes qui souffrent le martyre pour nourrir leurs marmailles ! Regardez tous ces jeunes oisifs sans ressources qui trainent la savate dans les cafés, qui vadrouillent dans les rues du bled. Regardez toutes ces petites filles qui décrochent de l’école et qui se prostituent pour s’alimenter et alimenter leur papa, leur maman. Et regardez maintenant la vie insolente que mène Mohamed Condé, le Crésus princier du palais Gokhi Fokhè, avec l’argent de la Guinée.

    Chassez Goby du palais Gokhi Fokhè et aidez-nous à bâtir une Guinée débarrassée de ses préjugés ethnocentriques. Une Guinée tournée vers le développement de toutes les Guinéennes et de tous les Guinéens. Une Guinée décomplexée. Une Guinée où chacun sera fier de ce qu’il est dans le strict respect de ce qu’est l’autre. Pas une Guinée utopique. Mais une Guinée réaliste, pragmatique, policée et respectée dans le concert des nations.

    Benn Pepito
    Pour www.nlsguinee.com

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