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    Guinée : Une Nouvelle Voie (Septembre 2016) : le tube « coller l’opposant » fait fureur à Conakry

    Sotelgui S.A

     samedi 01 octobre 2016   

    Bienvenue à mon bilan du 9e mois de la Condécratie version 2.0, un modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la FEANF et d’affairisme sans scrupules.

    Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la Nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.

    1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois

    « Comme il (CDD) vous l’a dit, nous sommes en démocratie. Il faut que nous soyons dans une démocratie civilisée. Chaque fois qu’il y a des problèmes le Président français, puisqu’il n’y a pas de chef de file de l’opposition en France, il reçoit les différents leaders représentatifs pour les écouter… Et même, quand je dois voyager, l’écouter pour voir aussi qu’est-ce qu’il pense des relations avec tel ou tel pays. Je suis le garant des institutions en Guinée, je vais faire en sorte que toutes les dispositions prises désormais soient respectées. Je veille avec respect parce que je suis le garant des institutions dans ce pays. Nous avons décidé d’avoir des rencontres régulières. Il a été ministre et premier ministre, donc il a géré. Il a une certaine expérience de la vie économique de ce pays. Donc c’est toujours intéressant qu’on échange et même quand je dois voyager l’écouter sur ce qu’il pense de tel ou de tel pays (le 01, après avoir discuté en tête à tête avec le chef de file de l’opposition) ;

    « Même si c’est ton ennemi qui meurt tu dois présenter les condoléances. Cellou est un frère. Bien sûr il y a la politique, mais nous sommes des Guinéens. Nous avons eu à mener le combat commun. Il ne doit pas être surpris de me voir pour lui présenter les condoléances, ainsi que toute la famille. J’espère que nous allons travailler ensemble pour l’intérêt de la Guinée, pour que notre pays qui devrait être premier en Afrique francophone de l’Ouest le devienne, puisque Dieu nous a donné beaucoup de richesses. Je souhaite que les politiciens se donnent la main, moi je ferais tout mon possible… Je suis désolé seulement que ma première visite [ici] soit pour présenter les condoléances. J’aurai voulu que ça soit pour un baptême ou autre chose. J’aurais souhaité venir ici en tant que frère jouer avec lui mais c’est Dieu qui décide… (suite à la proposition immédiate de son hôte de se remarier pour permettre à son nouveau pote de revenir chez lui) Je n’ai pas dit ça. El hadj, il faut que Cellou me permette de sortir de la maison en bon état … Nous nous sommes engagés tous les deux à faire tous nos efforts malgré notre adversité à travailler ensemble. En Guinée beaucoup ne souhaitent pas l’entente. Ils veulent qu’il y’ait la pagaille, parce que c’est dans ça qu’ils vivent. Mais on a la responsabilité de faire éviter cela à notre pays » (le 07, lors d’une visite chez le chef de l’opposition pour lui présenter les condoléances suite à un deuil familial) ;

    « La Guinée a un bel avenir, il suffit seulement que les Guinéens se donnent la main. Car, j’ai toujours dit que Dieu aime la Guinée. Je suis convaincu aujourd’hui que tous les Guinéens sont aussi convaincus que si nous sommes unis notre pays peut aller de l’avant. Nous souhaitons donc que notre unité soit renforcée. Que nous discutions de nos problèmes comme nous sommes des frères qui vivent dans la même maison et si cette case brûle, c’est nous tous qui perdons. C’est ce je tenais à dire, on ne doit pas faire de longs discours aujourd’hui pour permettre aux fidèles d’aller immoler leurs moutons afin que les femmes puissent faire la cuisine » (le 12, après la prière de la fête du mouton).

    • Pour : vraiment boss vous avez bien parlé dans le fond ce mois-ci – sur la forme c’est toujours pas ça - et pour une première fois de et devant vos opposants. J’en ai eu les larmes aux yeux et au nez, Walahi ! Nous sommes tous encore sonnés de découvrir que de tels mots existaient dans le vocabulaire sorbonnard. La prochaine fois on attend des bisous sur la bouche et des pas de danse collé–serré, Yandi. Après le tube camerounais « coller la petite » nous vous offrons le « coller l’opposant » bien de chez nous.

    • Contre : sacré PPAC, il nous dit sans arrêt depuis 6 ans que son pire ennemi est un nain politique qui a pillé et détruit la Guinée. Brusquement il le transforme en ancien PM expérimenté sur la vie économique du pays et donc excellent candidat pour le poste de Haut Représentant No 2 de Satanya. A mon entendement ça veut dire dans sa grosse tête que c’est sa prétendue riche expérience de minus politique et de détourneur professionnel que le boss va essayer de perfectionner en échangeant régulièrement avec lui avant chaque voyage à l’étranger. Il est vraiment trop modeste car en 6 ans, c’est lui le maitre incontesté dans ces domaines aussi et il pourrait même nous offrir quelques cours du soir privés.

    2. Les décisions et actions « positives » du mois

    le 01, comme promis officiellement 2 jours avant, le PPAC 2.0 a reçu le chef de file d’opposition 1.0 en tête à tête filmé. Les vidéos officielles du boss serrant dans ses bras son meilleur ennemi avec en plus le drapeau de l’UA dans le fond devaient surement être diffusées en streaming dans tous des bureaux du syndicat des dictateurs du continent et des Big Brothers qui en ont de plus en plus marre de nos va-t-en-guerre perpétuels qui empêchent Alassane Ouattara, Helen Johnson Sirleaf et Ernest Bai Kourumah de dormir tranquillement. Quant au contenu de la soirée, circulez, il n’y a rien de nouveau. Si vous voulez quand même les détails relisez les comptes-rendus copiés-collés des 4 précédents sommeils nationaux ;

    le 07, encore un petit bisou médiatique du big boss métamorphosé, il se rend au domicile de son tout nouvel opposant préféré pour lui présenter ses condoléances suite à un deuil familial ;

    le 09, le PPAC, dans son incontrôlable élan de générosité inouïe laisse son jeune PM le remplacer pour une mission hors du pays. Cela a vraiment dû être particulièrement pénible pour lui de rater une grande invitation chez les toubabs. A moins que les conditions offertes aux invités-VIP par les hôtes canadiens n’aient été en dessous de ses standards habituels. L’autre par contre devait être fou de joie de passer enfin quelques jours de vacances sans insultes et humiliations journalières ;

    le 14, le journal français Jeune Afrique confirme que le Maréchal tigré Konaté, l’ancien bouffon de la transition militaire au pouvoir de décembre 2008 à décembre 2010 était devenu indésirable à Rabat où il avait élu domicile récemment, en raison des menaces qu’il proférait contre le PPAC qui lui refuserait le cadeau qu’il exige de supers droits de pension liés au statut d’ancien chef d’Etat. Quel toupet, quelle insulte suprême à tous les Guinéens, un putschiste criminel économique et présumé génocidaire qui ose demander une retraite payée sur nos sous ! Si le PPAC lui a balancé un Niet retentissant et obtenu ensuite son expulsion du Maroc, alors Merci beaucoup à lui car c’est avant tout un minimum pour toutes ses victimes et pour tous les Guinéens d’en bas. Il y a de moins en moins de place dans le monde civilisé pour les dictateurs nègres déchus, il ne leur restera bientôt plus que le Zimbabwe, le Tchad et le Congo Brazza ;

    le 22, le dialogue politique annuel de rigueur entre le pouvoir Sansemantique et l’opposition séparée démarre à Conakry. Néanmoins pas surprises attendues, c’est juste un Must politique annuel chez nous.

    • Pour : pour la rencontre entre les 2 baobabs de la politique guinéenne ils sont tous ressortis satisfaits, rigolant pour Number One et grimaçant pour Number Two qui a reconnu en plus - peu politique qu’il est - que son manque de punch venait du fait qu’il avait passé les 3 jours précédents au lit pour maladie, justifiant ainsi sa propre faiblesse à mener convenablement une négociation dure avec un renard tacticien.

    Oui, chacun a obtenu son essentiel : pour le PPAC la reconnaissance de fait par tous ses opposants de sa récente victoire « 1 coup – Chaos », des embrassades photographiques exagérées avec sourires Y’a bon banania pour sa campagne pour la présidence de l’UA en janvier 2017 mais surtout des promesses vagues qui ne l’engage pas immédiatement et aucun geste/acte immédiat et concret de bonne volonté ni de garantie avec un deadline.

    Pour l’opposant la certitude de recevoir désormais tous ses avantages de chef de file de l’opposition et en plus un statut garanti de 2e Haut Représentant du PPAC qui sera consulté régulièrement pour organiser les prochaines explorations de notre Solar-Impulse. Seuls les pauvres guinéens n’ont rien gagné dans ce deal, mais bon ça ce n’était vraiment pas leurs objectifs ce jour-là.

    • Contre : pour la visite de courtoisie au domicile du chef de file de l’opposition n’importe où ailleurs dans le monde on n’en parlerait même pas, surtout à la une de tous les médias, mais chez nous c’est surtout un élément central et obligatoire de la culture mamayique : quand un grand événement familial surtout un décès survient chez un baron local et que le big boss s’y rend pour le saluer, c’est une occasion inespérée pour tout le pays, en individuels puis en groupes ethniques organisés et enfin en « familles de proches et alliés » de venir saluer à domicile devant les caméras de la télé nationale, surtout pour pouvoir le lui rappeler demain en tant que gentil mécène.

    Par contre si tu es « petit Mamadou » tant pis pour toi, n’attend que les membres de la famille et encore pour beaucoup ce sera quand ils trouveront le prix du transport. Il y a un mois le boss le zappait froidement et refusait de lui serrer la main devant ces mêmes caméras lors d’une réunion en plus sur la réconciliation nationale alors que maintenant il lui tape sur l’épaule et rigole avec ses fous-rires habituels.

    3. Les décisions et actions « négatives » du mois

    le 07 septembre la CENI a annoncé la date des prochaines élections locales. Elles sont prévues pour le 18 décembre et les différentes candidatures doivent être déposées entre le 24 octobre et 02 novembre. Allez circulez, c’est décidé « en haut lieu » et sans discussion puisque le grand frère a pardonné et ordonné. Ça commence fort pour la collaboration totale retrouvée ;

    le 10, le PPAC se précipite en Guinée Bissau pour régler un conflit fratricide au sein du parti politique au pouvoir – Allah Akoubar ! Ça me rappelle beaucoup son frère et « conseiller politique » Blaise Compaoré, grand apôtre ouest-africain de la paix et de la réconciliation - sauf dans son Burkina Faso natal ;

    le 13, le journal Jeune Afrique, pourtant soutien fervent du PPAC grâce à son pote François Soudan, confirme que « Samuel Mebiane, soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants pour l’obtention de concessions minières a bien été arrêté le 18 août dernier à New York. La justice américaine cherche désormais à savoir quelles sont les autres personnalités impliquées dans ce vaste scandale de corruption. Les charges qui pèsent sur lui ne s’arrêtent pas là et concernent aussi la Guinée. L’homme d’affaire gabonais aurait admis avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants guinéens — jusqu’au Président Alpha Condé dont le nom est également mentionné ». Une nouvelle piste d’explication du revirement politique spectaculaire du boss ? ;

    le 14, c’est au tour d’un autre micro-opposant d’être invité par le PPAC, lui permettant ainsi de parachever son œuvre de sabotage sous-terrain de toute solidarité de ses ennemis. Tous les autres cheffetons sont maintenant sur sa liste d’attente devant le portail de Satanya en priant pour leurs prochaines minutes de gloire à la TV-PPAC. L’égoïsme, la jalousie et l’égo surdimensionné sont parmi les caractéristiques de tous les politiciens guinéens. Par contre les faucons de tous camps se sont transformés immédiatement en agneaux, prêchant la bonne parole et les salamalecs mielleux. Plus d’insultes et de moqueries pour les traitres et les vendus de chaque camp puisqu’ils le sont tous maintenant. En attendant la création prochaine de l’AHRS (Association des Hauts Représentants de Satanya » ;

    le 16, Christophe Colomb Condé retourne visiter son ancienne colonie chez les dockers trafiquants de son époque, à New-York et accessoirement pour assister à une réunion inutile sur « LEbola » présidentiel aux Nations Unies. Les champions des talk show comiques (Fallon, Colbert, Corden et Meyers) vont se battre comme de beaux diables pour obtenir des interviews exclusives et historiques ;

    le 16, le responsable suprême interdit tout voyage à ses ministres. Il leur balance un « je vous demande de surseoir à tout déplacement sur une période de 3 mois.» Quelques minutes après il est monté dans son avion pour son séjour mensuel Paris-New York-Paris. Et ils ont tous applaudit et dit « Meci Paton » ;

    le 22, le PM français Manuel Vals entreprend une tournée (pré-électorale ?) en Afrique de l’Ouest avec des escales programmées pour Dakar, Abidjan, Lomé et Accra. Pas de PPAC-show puisque de toutes façons il est chaque mois chez lui à Paris, pas la peine de se déplacer dans sa colonie. Notre boss dit qu’il veut nous vendre à n’importe qui et n’importe comment, donc à vous ses ancêtres gaulois en premier, et vous dites niet sans diplomatie ? Vraiment, même en vendeur notre PPAC est cassé ;

    le 23, les membres du nouveau dialogue politique décident à l’unanimité de designer le ministre de l’administration du territoire, faucon renommé du parti Sanseman comme Président du cadre de dialogue politique inter guinéen. Il semblerait que la proposition vienne directement des ténors de l’opposition. Franchement refaire la même erreur plus de 3 fois de choisir pour arbitre d’une confrontation un adversaire reconnu doit être une tare génétique d’excès de production de l’hormone responsable de l’amnésie politique. En tout cas c’est une réaffirmation sans équivoque que l'anti-gouvernance du système de copains-coquins, la bande des privilégiés de tous bords, a encore de beaux jours devant elle en Guinée.

    • Pour : comme chaque mois : R.A.S. (Rien A Signaler)…

    • Contre : l’affaire Samuel Mébiane nous offre une nouvelle piste d’explication de la générosité subite du PPAC : il a vu venir une grosse tempête médiatique, vu qu'il a dû être informé en primo par les autorités américaines avant leur publication dans la presse, et il savait que cette nouvelle bavure pourrait être l’une des dernières gouttes d'eau nécessaires pour faire déborder le vase national des frustrés et aigris - si bien sur elle était utilisée efficacement.

    Du coup, il reçoit gentiment nos principaux politiciens toujours quémandeurs de gloriole de « chef » et de privilèges-cadeau. Il obtient ainsi leur indulgence et un silence presque total pendant le cyclone médiatique international qui s'annonce. Vous voulez une 1e preuve ? Faire les yeux doux aux « ennemis » et quelques jours après faire balancer par ses seconds couteaux une nouvelle date d’élections locales avant même le démarrage du nouveau dialogue avec ses opposants pour régler toutes les questions qui fâchent nous rappelle son modus operandi habituel de son mentor Satan Touré. Mais bon ils gagnent tous dans ce deal et tant pis pour nous, les dindons de cette nouvelle farce politique.

    4. Formations, séminaires, ateliers, colloques et autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois

    Journées de concertation sur l’organisation de l’Etat et de la coordination du travail gouvernemental (!!) ;
    atelier de renforcement de la capacité des journalistes guinéens sur le thème « English for journalistes » ;
    neuvième session de la plateforme consultative entre les organisations de la société civiles ;
    formation des hommes de médias sur les MGF (mutilations génitales féminines) sur le thème « vacances sans excision, une fille non excisée est pure et complète » ;
    journées hospitalières de l’hôpital Ignace Deen sur le thème « prévention et contrôle des infections, la sécurité des soins » ;
    formation des formateurs en Droits de l’Homme des forces de défense et de sécurité (!) ;
    formation des enseignants sur les démarches visant à relever leur niveau avant l’ouverture prochaine des classes (!) ;
    forum sur le dialogue et la consolidation de la paix en Guinée ;
    conclave autour de l’élaboration d’un cadre institutionnel et légal des partenariats public-privé (PPP) ;
    renforcement des capacités des femmes journalistes sur la reforme du secteur de la sécurité (!) ;
    campagnes de formation préfectorale des enseignants de l’élémentaire (!) ;
    atelier de validation du document de politique nationale de protection sociale ;
    atelier de vulgarisation du « Guide et du code de conduite du parlementaire aux journalistes parlementaires ;
    atelier préfectoral d’évaluation de l’expérimentation du nouveau guide de planification locale ;
    atelier de réflexion avec 50 parlementaires guinéens sur les enjeux et les étapes du processus de réconciliation national.

    • Pour : le séminaire-bizness fait grise mine ce mois-ci (15). Dieu merci que nos journalistes reprennent du poil de la perdiemite. Les formateurs des bidasses réapprennent encore les notions de base des DDH ? Imaginez quand et surtout comment ils vont ensuite retransmettre cela du haut au bas de leur échelle renversée !

    • Contre : un séminaire pour comprendre l’organisation du Sanseman et son fonctionnement, six ans après son démarrage ? Quelle honte pour ceux qui le reconnaissent publiquement et quelle tristesse pour la Guinée. D’ailleurs il faut noter l’absence dans la salle de tous nos partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux – ca veut tout dire sur l’utilité et le sérieux de cette nouvelle tragi-comédie du pouvoir.

    5. Pour conclure quelques suggestions SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables, Temporellement définies) pour changer le changement :

    Aladji Donald Trump guinéen, votre version guinéenne de la téléréalité américaine « Dancing with the Stars » est vraiment un succès énorme au pays. En particulier vos Paso Doble et Tango sont remarquables et inattendus d’un pied-cassé comme vous. Par contre pour votre duo de claquettes il vous reste encore beaucoup de boulot, vous êtes loin d’être synchronisés, au contraire chacun essaie de faire le maximum de tintamarre pour noyer l’autre – quelle cacophonie locale ! Bon, les pistes de danse sont moins spectaculaires et enviées que celles des Yankees, surtout le palais Satanya plutôt connu hélas pour ses cellules souterraines et ses crimes nocturnes qui ont débuté bien avant et par bien pires que vous.

    Pardon il faut maintenant nous programmer le grand bal de vos Hauts Représentants et nous offrir ainsi un nouveau spectacle télévisé annuel avec un concours de twist et un classement selon les critères bien connus du Sanseman.

    Quant aux autres stars du concours, les petits faucons de tous les bords du fossé politique, ils ne font pas vraiment pas le poids : ils sourient et applaudissent comme des demeurés ceux sur qui ils crachaient hier. Ils remplacent sans sourciller toutes leurs insultes et menaces par des paroles mielleuses et câlins, sans aucune gène ni pudeur.

    Pas étonnant, ils sont en fait tous gagnants dans ce genre de deals sous la table, c’est ça la politique surtout chez nous. Et tant pis pour les pauvres victimes et leurs familles. Du premier en 2011 (Zaccaria Diallo) au dernier pour le moment en 2016 (Thierno Hamidou Diallo), vous êtes morts – cadeau, blagué-tué comme disent nos cousins ivoiriens.

    Prési Magnum Force, j’ai une autre suggestion de lecture indispensable pour vous. C’est le livre d’un des derniers « vrais sages » du pays, El Hadj Kolon Diallo (La Guinée 1958 – 2015, l’horreur et le gâchis ! The Diallo Group Publishing, LLC, Décembre 2015). Il nous offre un résumé succinct et très facile à lire de notre anti-gouvernance au sommet du pays depuis 1’indépendance en octobre 19598, notre Nakba (la catastrophe nationale palestinienne). Pas comme la thèse universitaire de l’ex-ambassadeur de France feu André Lewin à qui il a fallu 10 tomes pour décortiquer les turpitudes de Satan Touré, de sorte que 99,99% des Guinéens ne les liront jamais. Imaginez donc une thèse universitaire sur la Guinée-Conakry. Le pauvre écrivain nous présentera plus de 100 tomes, ce sera l’unique œuvre de sa vie et qui ne sera ensuite lue que par des vieux professeurs retraités pendant leurs siestes hivernales.

    Donc merci à tonton Kolon pour ce résumé accessible à tous les Guinéens, même ceux qui ne parlent que notre franco-sorbonnard local, comme vous notre grand-père de la Nation. Justement ceci vous présentera en avant-première ce que l’humanité retiendra de vos gestes, actes et paroles lorsque vous et nous tous ne serons plus là pour les déformer par nos biais – mamayeurs ou grognards. Et oui, la seule chose qui restera de votre passage au pouvoir suprême des hommes et qui sera retrouvé dans les livres d’histoire africaine, dans les encyclopédies et dictionnaires du monde entier.

    En particulier ici, j’ai beaucoup apprécié son concept innovateur de « processus de réparation nationale » qui doit remplacer le gros fourre-tout actuel de « réconciliation nationale ». Assez des hypocrisies et échappatoires faciles pour nos criminels au sommet et leurs enfants spirituels qui pensent pouvoir s’en tirer avec des fadaises comme leur « tous victimes, tous bourreaux » ridicules.

    L’Etat guinéen est le seul bourreau des Guinéens car tout le peuple est sa victime directe ou indirecte à des degrés différents. Même si certains ne sont pas assez futés pour comprendre que leur niveau d’éducation au rabais, leurs hôpitaux-mouroirs, leurs morts par inondations dans leur maisons ou sur les routes-cratères des villes et en brousse, leur criminalité exponentielle, leur délinquance primaire et finalement notre misère galopante et incontrôlable ne sont pas principalement de la responsabilité de « pas de chance » ou du papa bon Dieu. Et dans ce cas tant pis pour eux et tant mieux pour leurs bourreaux qui s’en tirent ainsi finalement à très bon compte.

    Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 283e jour du « nouveau changement radical » et de l’ancien « Guinea is back » devenu en 2016 « Guinea is really in back », déjà 9 mois et 10 jours !

    Pour une fois ma conclusion sera légèrement positive, et oui tous nos Présidents à vie de partis politiques conviennent de partager ensemble les privilèges nationaux. En échange ils promettent soit pour certains de ne plus envoyer dans les rues, soit pour d’autres de ne plus canarder des hordes jeunes miséreux révoltés et embrigadés qui sortent surtout pour se défouler contre leur désespoir sans porte de sortie.

    Personnellement je célèbre enfin un petit acquis pour les Guinéens d’en bas. Mais ce n’est pas comme cela que nous sortirons de l’auberge de l’anti-gouvernance. Comme bien résumé par un de mes jeunes frères avisés (M. Sacko):

    « La priorité du leadership sérieux pour la Guinée n'est pas la mise en scène d'un cirque politique où les individus qui se réclament politiciens viennent faire entendre leurs voix au nom de l'apaisement, du partenariat, ou la concorde sociale. Le véritable enjeu ici c'est de s'attaquer à ce vaste chantier de reformes politiques et économiques contre l'Etat criminel, l'Etat mafieux, L'Etat clanique, L'Etat prédateur, L'Etat qui incarne un seul individu où il piétine et façonne les lois à sa guise, et L'Etat qui dirige dans la propagande tout en maintenant ses citoyens dans une pauvreté extrême et honteuse à travers le pillage systématique des maigres ressources du pays. ».

    Donc chantons et "mamayons" aujourd’hui mes frères et sœurs, mais surtout préparons-nous à pleurer demain.

    Le 30 Septembre 2016

    NB : vous pourrez suivre chronologiquement cette série et les précédentes (depuis le début du changement en Guinée en janvier 2007) sur mon nouveau blog: https://aotdiallo.wordpress.com/.

    Par Alpha Oumar Telli Diallo
    Pour www.nlsguinee.com

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