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    Guinée : Afacaya ! Madifing Diané grime Sékou Touré

    Sotelgui S.A

     mardi 22 novembre 2016   

    Afacaya ! Ce Madifing Diané, qui fricotait les faux complots pour le compte de Amadou Sékou Tidiane Touré embourbé dans sa phobie contre les moulins à vent et dans son obsession à trucider les personnes qu’il détestait au fond de son âme damnée, montre dans son interview face à Yamoussa Didibé, le dirlo de la télé bidon nationale guinéenne, comment fonctionner la machine de la révolution qui broyait les Guinéens.

    Madifing Diané pétarade avec une mine de chanoine sur le plateau de la télé bidon nationale des fadaises qui, loin de nous glacer le sang, nous dessille les yeux sur la démonologie dans la révolution sékoutouréenne. Il grime Sékou Touré qui lui avait tenu l’étrier à l’époque. Et aujourd’hui encore, il se met dans la peau de Ponce Pilate pour condamner à jamais les victimes de Amadou Sékou Touré.

    Bien sûr que ces condamnations sortant de sa grande bouche, ça hérisse la peau mais ça renseigne beaucoup sur ces hommes et femmes abjectes qui servaient sataniquement le gourou de la révolution.

    Ecoutez cet enfoiré qui psalmodie cette phraséologie :

    « Je suis de ceux qui l’ont accompagné et avec fierté, je le dis. J’étais le directeur des services spéciaux, précisément chargé de la cryptographie. La cryptographie c’est une science qui rend inintelligible un texte intelligible et intelligible un texte inintelligible par le chiffrement ou le sur chiffrement par le déchiffrement et le sur déchiffrement. »

    Quel esprit en friche qui se calque sur le modèle de Sékou Touré qui était féru des phraséologies !

    Wallahi ! l’on a du mal à saisir sa définition de la cryptographie que Hachette définit comme une « Technique des écritures sécrètes » et que Larousse explicite comme l’« Ensemble des techniques qui, au moyen d’un code secret, visent à rendre un message indéchiffrable pour toute autre personne que son émetteur ou son destinataire. »

    Clair comme de l’eau de roche. Mais des phraséologies pour impressionner et se faire passer pour un grand connaisseur alors qu’en réalité on est un tonneau vide, un inculte.

    Madifing pris Diané était sous l’aile de Amadou Sékou Boucher Touré dès l’âge de 28 ans. Sur fond de népotisme, Madifing était arrivé dans le manoir et très vite s’excitait à nourrir de sang humain la sangsue qu’était la révolution sékoutouréenne :

    « Par cette position j’avais en charge toutes les unités militaires dans les régions. J’avais en charge tous les services de sécurité, gendarmerie, police. J’avais en charge toutes les unités administratives. J’étais le responsable de tout problème de sécurité qui touchait la nation. Pour cette formation nous ne sommes que deux pour la république de Guinée. Mon second a fait sa carrière dans la diplomatie, il vit. Et moi, j’ai fait ma carrière à la présidence de la république. »

    Dans un procès contre la révolution sékoutouréenne, Madifing Diané doit avoir la tête sur le billot. Il faut absolument le traduire en justice et ne pas se contenter à lancer seulement des brûlots.

    Mbarring ! ce Madifing là est un criminel. Il avait fomenté l’arrestation et la mise à mort de ton père par diète noire, par pendaison, par décapitation, par fusillade. Sur le complot Kaman-Fodéba, il déclare mot pour mot :

    « En réalité tous les complots de 1959, 1960 à 1969, j’ai eu la chance de les éplucher dans les archives de la présidence de la république. Le complot dont vous faites état c’est avec beaucoup de respect que je vais parler de ce complot à l’adresse de Fodéba Keïta. Parce que Fodéba Keïta a mis la base des unités de défense et de sécurité, il a été relevé de sa fonction de ministre de l’intérieur, de défense et sécurité pour être nommé ministre du développement rural en 1965. Le complot de 1969 ne l’a pas trouvé ministre de la défense mais la réalité est que il est resté très influent au niveau du ministère de la défense. Ce complot dit Kaman-Fodéba est un complot dans un complot. Si ce complot avait réussi Fodéba Keïta serait exécuté. Les vrais commanditaires de ce complot allaient prendre le pouvoir. Le complot 69 dit Kaman-Fodéba est le plus complexe des complots que j’ai eu à éplucher en archives à la présidence de la république. Je tiens simplement à préciser que Fodéba même n’a pas déposé, peut-être par orgueil peut-être pour des raisons propres à lui. Mais je dis, je confirme en ma qualité de responsable des services de sécurité de l’époque ayant lu, relu, vérifié tout ce qui pouvait être vérifié, ce complot n’était pas de Fodéba. Par contre Kaman Diaby qui était le secrétaire d’Etat à la milice, sa participation a été effective à ce complot. » Ok, Mbémba !

    Le complot de 69 avait avorté. Néanmoins Fodéba avait crevé comme un rat dans sa cellule au Camp Boiro après avoir partagé ses regrets d’avoir servi de façon démoniaque Sékou Touré.

    Quel imbécile, ce Madifing Diané ! Cette crapule veut persuader sur la base des archives de la présidence de la république forgées sur fond d’extorsion de mensonge pour justifier les liquidations physiques d’individus pendant le règne tyrannique de Sékou Touré. Des archives cousues de mensonge, de délation visant à perdre des personnalités gênantes de l’époque.

    Ces archives ne renferment que la fausseté, la manipulation. Madifing, qui se pique d’avoir étudié la philosophie et l’histoire, a sûrement survolé « L’aveu » de Artur London et sait mieux que celui-ci qu’effectivement : « la sécurité sait faire avouer n’importe quoi à n’importe qui, sur lui-même et sur les autres… » Et ce sont tous ces aveux extorqués qui constituent les archives dont Madifing se targue d’avoir épluchées. Kierkgaard enseigne que « L’individu, dans son angoisse non pas d’être coupable, mais de passer pour l’être, devient coupable. » Et Artur London renchérit :

    « Ce sentiment de culpabilité qui existe en puissance dans tout individu, même dans la vie quotidienne, est inhérent à la conscience humaine. Qui n’a pas rougi, jusqu’aux oreilles, sur son banc d’écolier sans être cependant coupable, lorsque le maître, s’adressant à toute la classe, demandait à l’auteur d’une peccadille de se dénoncer ? Qui n’a pas ressenti un sentiment d’angoisse, en franchissant une frontière, même s’il ne transporte rien d’illicite, à la seule vue d’un uniforme de douanier ? »

    Mais Madifing, âne bâté, n’a cure de ces enseignements. Il s’empêtre à donner crédit au régime théâtral de la révolution sékoutouréenne :

    « Je vais vous faire une confidence. L’homme suit son destin. Un soir de 1977, comme j’avais le privilège de prendre le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner avec le responsable suprême de la révolution qui aimait avoir beaucoup de gens autour de sa table, un responsable de la sécurité, très haut placé, est venu. Il est passé derrière le président. Il lui a soufflé quelque chose, il a réagi. Il a réagi. Il a dit : "Je n’ai plus d’amis". Tout le monde a trouvé ça comme un cheveu dans la soupe. »

    Madifing Diané se vante d’avoir parcouru le monde entier. Il prétend avoir visité pratiquement tous les pays d’Europe. Il dit avoir séjourné dans des pays arabes. Il a été ambassadeur. Il a été ministre. Mais, didon ! On ne dit pas « comme un cheveu dans la soupe. » Ce n’est pas français. On dit « comme un cheveu sur la soupe » même si cette soupe est moins consistante qu’un brouet.

    Par ailleurs quelle théâtralité que de déranger Mandjou au moment de son dîner et de faire semblant de lui souffler des choses gravissimes au fond de son oreille ! Ça ne pouvait pas attendre par respect pour les personnes se trouvant autour de la table ? On lui souffle dans l’oreille et il hulule théâtralement tout en faisant le mariolle : « Je n’ai plus d’amis ». Ça plonge forcément la salle dans une atmosphère délétère. C’est un suspens tragique qui vous coupe l’appétit. Sékou Touré était un cynique metteur en scène. Il considérait la Guinée comme une grande scène où se jouait la vie de ceux et celles qu’il voulait tuer.

    « La table s’est éparpillée, poursuit Madifing qui s’en fout du respect de la concordance des temps dans son bavardage, sauf nous qui sommes de la maison. Parmi les invités de ce jour, il y avait une jeune fille. Son père est un commissaire de police, Baboye. Elle était handicapée. Elle a été victime de poliomyélite mais une fille extrêmement intelligente qui avait eu une première bourse sanitaire en Bulgarie. Elle a été soignée, elle devrait repartir, ce jour elle avait reçu le rendez-vous du président pour avoir l’autorisation d’aller prendre son billet à la régulation aérienne et maritime qui était un service de la présidence qui s’occupait justement de ces cas particuliers. Tout le monde a quitté sauf elle. J’ai tout fait pour la renvoyer, elle n’a pas voulu.

    Je lui ai dit :
    - Mais vous voyez dans quel état est le président ! Vous pensez qu’il va vous recevoir dans cette situation ?

    Elle dit :
    - Je resterai là comme je sais que vous êtes au travail jusqu’à très tard si il ne me reçoit pas en rentrant vous allez m’accompagner à la maison.

    Son père était un frère que j’ai adopté comme un grand frère, Baboye, commissaire de police. Par bonheur, le président a appelé.

    J’ai répondu. C’était le téléphone fixe à l’époque.
    - Il n’y a personne ?

    J’ai dit :
    - Non, camarade président. Sauf la demoiselle Bah.
    - Elle est là ?

    J’ai dit :
    - Oui, elle est là !
    - Faites la monter.

    Je l’ai fait monter. Elle a l’autorisation pour aller prendre le billet à la régulation aérienne et maritime. En descendant, pour me dire au-revoir, elle me dit :
    - Tonton ! Tu sais à qui pensait le président ?

    J’ai dit :
    - Je ne peux pas le savoir. Il a dit qu’il n’a pas d’amis tout le monde a entendu.

    Elle dit :
    - Il parlait de Fodéba.

    J’ai dit :
    - Quoi ?

    Elle dit :
    - Il parlait de Fodéba.

    J’ai dit :
    - Alors là ! C’est extraordinaire.

    Vous savez tout est hiérarchisé. Je n’ai pas géré les complots de 69 et avant. J’ai eu la chance de lire les archives. Il y a des évènements que j’ai gérés. Et j’ai suivi de près le complot de 76 dans lequel a été impliqué Telli Diallo. Ça je peux parler de ça suffisamment sans complexe. »

    Tout ça tient d’une tragique théâtralité. Cette demoiselle Bah était une marionnette chiffon dont s’était servie Amadou Sékou Boucher Touré dans cette grotesque mise en scène théâtrale.

    Ndougnoké ! Ton histoire là est trop grossière. Et puis sur le plateau de la télé bidon nationale tu paraissais vraiment grotesque.

    Madifing Diané ! Tu es un menteur, un affabulateur né. En ce qui concerne les pays ennemis qui environnent la Guinée, tu racontes cette fadaise :

    « Déjà 59-60 : les témoins vivent encore au Sénégal. Le premier complot est parti du Sénégal qui avait pour objectif : tuer Sékou Touré ou arracher le Fouta à la Guinée pour le rattacher au Sénégal. Parce que très vite les pays qui ont soutenu la France dans sa querelle contre la Guinée c’est bien la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Pour revenir au complot de 59-60 vous avez entendu parler de Mamadou Dia, vous avez entendu parler de Valdiodio Ndiaye, vous avez entendu parler de Alioune Tall. Pour avoir protesté contre cette attitude du président Senghor contre la Guinée, ils ont été arrêtés. Il y en a qui sont morts en prison. Mamadou Dia, premier Premier ministre du Sénégal a passé plus de 15 ans en détention. Ça c’est la réalité de la Guinée. »

    Madifing Diané ! Tu mens. Tu mens sur toute la ligne. Valdiodio Ndiaye, Mamadou Dia, Alioune Tall n’avaient pas été emprisonnés par Senghor du fait de leur soutien à la révolution sékoutouréenne. Et personne n’est mort en prison au Sénégal pour cette raison. Tu affabules : « tuer Sékou Touré ou arracher le Fouta à la Guinée pour le rattacher au Sénégal. » Quel mensonge monstrueux ? Mamadou Dia n’avait pas passé plus de 15 ans en prison.

    Moi aussi, j’ai eu la chance d’écouter en conférence Mamadou Dia évoquer son différent avec le poète-président Leopold sédar Senghor. Mais jamais de jamais Mamadou Dia n’avait abordé le sujet sous le fait que ce dernier l’avait fait emprisonner parce qu’il soutenait la révolution sékoutouréenne. Réécoutons le président Mamadou Dia :

    « Pendant 12 ans que je suis resté en prison. Senghor n’étant plus pour rien. Personne n’étant plus pour rien. Maintenant c’était une affaire entre Dieu et moi. Il me faut prouver à Dieu que j’accepte la décision. En restant serein, en restant calme, en restant moi-même, en ayant de haine contre personne. Et c’est la raison pour laquelle quand j’ai été gracié par Senghor, quand je suis arrivé, "je me suis dit : maintenant nous oublions tout, nous nous embrassons." Ça a été mon geste. Je n’ai pas de rancune sur le plan personnel. Je n’ai pas de rancune contre lui. Mais par contre quand je vois ce que le Sénégal est devenu après, à la suite de ces évènements là de 62, rien que pour des questions de pouvoir, de parti pris. Il s’agit tout simplement de prendre le pouvoir personnel, régner de façon personnelle sur le Sénégal, pour en arriver là et toutes les conséquences que cela a eues sur le plan de l’évolution de notre pays. Nous étions si bien partis. Nous étions un exemple qui aurait pu faire tâche d’huile à travers toute l’Afrique. Et peut-être que cet exemple là aurait évité à l’Afrique tout ce qui est arrivé aujourd’hui, nos nouvelles dépendances. Tout cela ! Ça aurait pu être évité s’il n’y avait pas eu cet acte de folie de sa part, d’égoïsme de sa part de décembre 1962. Ça évidemment c’est quelque chose que je ne peux pas oublier, que je ne peux pas pardonner. »

    Tu vois, Madifing Diané ! Tu es un menteur et Yamoussa Sidibé aurait dû objecter, stopper ta ratiocination mais peut-être que le dirlo de la télé bidon nationale a l’esprit de escalier. Hélas ! Il t’a laissé tout le boulevard pour ratiociner à tue-tête :

    « Je dis, je répète malédiction à celui qui hérite de la haine et de la rancune, de la guerre pour en faire un moyen de sa survie. »

    Selon toi, ont hérité de la haine : « ceux qui pensent que tout ce qui a été fait est mauvais. Ceux qui pensent que toute la vie de la Guinée doit être ramenée à ces complots. Ces complots sont des faits réels. Personne ne peut nier l’existence du FLN (Front Libération Nationale) qu’a animé le président Houphouët Boigny. Personne ne peut nier le Regroupement des Guinéens de l’Etranger (RGE). Ces des mouvements qui ont été fabriqués pour déstabiliser la Guinée. » Malédiction à toi, Madifing Diané ! Malédiction à toi, Madifing ! Tu es pernicieux et démoniaque.

    On ne peut aujourd’hui se pencher sur la situation politique, économique et sociale de la Guinée sans aborder la nature du régime sékoutouréen qui a plongé le pays dans le clanisme, le népotisme, la médiocrité, le nombrilisme de son chef suprême. C’est le régime de Sékou Touré qui a semé l’obscurantisme dans le pays pensant ainsi conduire les Guinéennes et les Guinéens par la bride. Sékou Touré voulait un pouvoir personnel.

    Deux choses caractérisaient la révolution guinéenne : le sentiment de Sékou Touré de passer pour un demi-dieu, un démiurge et le sexe. Le satyriasis troussait la femme de Lansana Béavogui, le premier ministre de la révolution et bien d’autres femmes dont les maris de certaines étaient cadenassés au camp Boiro ou à la prison de Kindia.

    On raconte que des troufions avaient eu les couilles de se farcir Andrée Duplantier Touré pendant son bref séjour à la prison de Kindia. On ne sait pas si cette galipette est mentionnée dans les archives de la prison de Kindia. Mais au chapitre de ce qui s’était passé en 1976, Madifing dégoise ces âneries :

    « Il n’y a jamais de feu sans fumée. Ce complot de 76 touche une des plus grandes personnalités de ce pays : Diallo Telli. Il a été arrêté pour fait de complot. C’est évident. Je vais vous dire une vérité. Telli a participé au complot de 69. C’était son complot. J’ai dit un complot dans un complot. C’est évident. Telli a participé. Il était au courant de l’agression du 22 novembre 70. Sont intervenus pour lui, vivant, Moussa Traoré, vivant au moment des faits Yakubu Gowon président en exercice de l’OUA. Il serait humiliant pour l’Afrique de voir son secrétaire général arrêté pour fait de complot. Sont intervenus pour lui, Gaafar Al Nimeiry président du Soudan, Siad Barre, président de Somalie, Alfred Quenum, directeur de l’OMS pour l’Afrique avec siège à Brazzaville qui est un promotionnaire à Telli et un ami personnel au président. La Guinée n’a jamais fait état de ce complot. »

    Et zut, Madifing entre en érection et enfonce :

    « Le cas de 76, Telli a été dénoncé par sa propre famille. C’est évident. Son fils Thierno était assis à la dénonciation par sa maman, l’épouse de Telli. Telli a été dénoncé par un certain Amadou Diallo qui a écrit un livre : « La mort de Telli ». Ce Amadou Diallo était un agent double de la DGES française. Il était étudiant à Orléan quand il a été recruté. Il est rentré en Guinée par l’Algérie. Il est venu jusqu’à nos bureaux sur recommandation. Quand il est arrivé sa première audience c’est moi qui le lui ai donnée pour rencontrer le président. L’entretien a été tellement intéressant entre les deux que je n’ai plus eu à le gérer. Je l’ai vu fonctionnaire au niveau de la Soguifab. Tout le monde a vu ce directeur d’entreprise balayer les rues de Conakry ici pour finalement dénoncer Telli et lui-même. La Guinée était structurée. On vivait en bloc. Amadou Diallo a été déniché par les services palestiniens. La Guinée a été informée. Il a été arrêté par surprise. On a trouvé avec lui un stylo même en pistolet qu’il a déclaré être son arme qu’il pouvait utiliser à temps utile pour abattre le président. C’est ce amadou Diallo qui a dénoncé Telli. C’est ce Amadou Diallo qui a dénoncé le capitaine Lamine Kouyaté, officier d’ordonnance au moment des faits à la présidence de la république. C’est ce Amadou Diallo qui a dénoncé Sékou Philo Camara, un professeur de philosophie au moment des faits ambassadeur de Guinée à Alger. Voilà la réalité des choses. On n’a pas à s’en cacher. La vérité n’appartient à personne. »

    Y a une couille dans ce tissu de mensonge de ce cochon qui s’entête à manipuler les faits, à mentir grossièrement. Au sommet de l’OUA à Alger du 13 au 16 septembre 1968, 14 chefs d’Etat étaient présents. Ils avaient reconduit Diallo Telli dans ses fonctions de secrétaire général. La guerre du Biafra au Nigéria dominait les débats. Et la position de Diallo Telli sur cette balkanisation du Nigéria était sans équivoque à cette date :

    « L’Organisation de l’Unité Africaine ne reste pas liée par de simples règles juridiques. Lorsque l’instabilité fleurit ça et là chaque Etat membre devrait savoir que ses problèmes quand bien même sont qualifiés d’intérieurs sont en fait les problèmes de tous les africains. »

    Et Diallo Telli s’était battu de toute son énergie intellectuelle contre le morcellement du Nigéria par l’instabilité qui sévissait au Biafra. L’unité et le développement du continent étaient une idée chère à Diallo Telli.

    Diallo Telli était un intellectuel. Il n’était pas du tout politique. Parce que s’il était vraiment politique il n’aurait jamais de jamais partagé les repas de Sékou Touré qui étaient minés de sortilège, de maraboutage, de sorcellerie. Sékou Touré jalousait Diallo Telli et tenait à le liquider physiquement et il était parvenu à l’ensorceler, à le marabouter, à le tuer par diète noire et à effectuer des prélèvements sur son cadavre à des fins mystiques.

    Lisez « Territoire des mémoires ! » publié chez L’Harmattan pour en savoir plus.

    Sékou jalousait tous les intellectuels et toutes les personnalités de l’époque en Guinée. Il les a quasiment tous éliminés avant de mourir de sa belle mort au cœur de l’impérialisme qu’il dénonçait. C’est faux : le cadavre de Sékou Touré n’est pas revenu à Cona-crimes. D’ailleurs Diarra Traoré voulait déterrer cette caisse contenant tout sauf le cadavre de Sékou Touré pour prouver aux Guinéens que le tyran s’était bien joué d’eux. Malheureusement on a empêché Diarra Traoré de le prouver.

    Diallo Telli était un naïf qui soutenait Sékou Touré. Madifing Diané ! Tu es bâti comme un bœuf mais tu es un con. Demande à Andrée Duplantier Touré qui, des proches de Diallo Telli, lui avait donné le prix d’un bœuf à égorger comme sacrifice à la mort de Kaïssa Kourouma, sa mère ?

    Aucune dénonciation d’un membre de la famille de Diallo Telli qui ne se reprochait de rien n’avait véritablement conduit à l’arrestation de celui-ci. C’est une échappatoire que de vouloir accréditer une déposition de Mme Telli contre son époux. C’est de l’intoxication.

    Diallo Telli avait été arrêté parce que Amadou Sékou Boucher Touré voulait l’arrêter et le liquider. Et Sékou Touré t’avait demandé de fricoter un dossier sur Diallo Telli le compromettant dans des complots. Et tu l’avais fait. Et sûrement dans ta tâche, tu avais bénéficié du concours de tous ceux qui soutenaient aveuglément le régime sanguinaire de Sékou Touré.

    Goby Condé, l’actuel bourreau du Palais Gokhi Fokhè à Cona-crimes, était la taupe de ce dernier en France. C’est Goby Condé qui tuyautait Sékou Touré sur tout ce qui concernait le RGE.

    On attend ton livre, Madifing Diané !

    Benn Pepito
    Pour www.nlsguinee.com

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